Marie-Anne Barbat-Layani, Présidente de l’AMF

On ne naît pas présidente de l’Autorité des marchés financiers, on le devient.

Marie-Anne Barbat-Layani, Présidente de l’AMF

 

Merci à Marie-Anne Barbat-Layani d’avoir accepté de venir échanger avec nous, lors du petit déjeuner GEF du 17 novembre dernier, pour partager son parcours exemplaire et sur la place des femmes dans la finance. Les quelques points que nous voudrions souligner dans une discussion riche et stimulante.

🔸 Un parcours “classique” sur le papier, mais encore rare pour une femme : prépa littéraire, Sciences Po, ENA, Direction du Trésor, Bruxelles, direction de fédérations bancaires… jusqu’à la tête de l’AMF, pour un mandat de 5 ans.
Si elle n’a pas toujours été la première femme à occuper ses différentes postes, elle n’en fait pas moins figure de pionnière.

🔸 Des mentors et des rôles modèles, hommes et femmes, l’ont aidée à tracer son chemin :
Jean-Claude Trichet pour la rigueur et la vision européenne, Christine Lagarde pour montrer que tout est possible, et d’autres dirigeant·e·s des secteurs public et privé. Car si elle affirme son attachement au secteur public, dans lequel elle se sent le plus utile, ses passages dans le privé ont été des sources d’enseignements précieux.

🔸 Le sexisme ? Il existe, dit-elle, mais ne mérite souvent qu’un haussement d’épaule. En tant que femme elle n’a jamais eu de sentiment d’illégitimité, les concours qu’elle a réussis ont eu le mérite d’objectiver les talents et de mettre tout le monde sur un pied d’égalité.

🔸 Pourquoi les femmes doivent plus s’intéresser à la finance… et la finance aux femmes ?
« Money counts », comme le fait dire Margaret Atwood dans à l’une des protagonistes d’un de ses romans. Les femmes françaises vivent plus longtemps, ont des carrières plus hachées, cotisent moins. Et lorsqu’elles épargnent, elles investissent moins et prennent moins de risques — parfois trop peu. Résultat : une perte d’opportunités, pour elles et pour l’économie.
À l’inverse, leur épargne pourrait financer la croissance, et leur présence au plus haut niveau des entreprises améliore leur performance.

Nous avons aussi échangé sur l’importance de l’IA, formidable outil de productivité pour les missions de contrôle de l’AMF, mais aussi pour les possibilités d’escroqueries en tout genre décuplées par l’outil. Saviez-vous que 15% des français ont déjà été victimes d’arnaques en ligne ?

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